Le Centre a été dédié à la mémoire de Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste kanak assassiné en 1989. Les Kanaks sont une ethnie répandue dans le Pacifique, notamment en Nouvelle-Calédonie, où ils représentent 41% environ de la population totale de l’île. L’île, dont la capitale est Nouméa, est un territoire français qui s’achemine vers l’autonomie. Lors des négociations pour l’indépendance, les autorités locales demandèrent et obtinrent du gouvernement français le financement d’un grand centre culturel consacré à la culture kanak. Pour la réalisation de ce projet, un concours international sur invitation, qui naissait dans le cadre des « grands travaux » souhaités par François Mitterrand, fut organisé en 1990. Le site est situé sur la presqu'île de Tina, juste à l’ouest de Nouméa. Un lieu spectaculaire, entre la pleine mer et la lagune protégée, avec pour toile de fond les montagnes et les promontoires qui s’avancent dans la baie de Magenta. Le concours comportait un programme très vaste : il fallait commémorer la société traditionnelle kanak tout en se fournissant un point focal à l’évolution inévitable de sa culture. Les activités du centre comprennent des expositions, des événements spéciaux, de la musique et de la danse : l’objectif est de faire en sorte que la culture kanak ne perde pas le contact avec ses racines historiques, même si celle-ci change.
C'est le célèbre architecte Renzo Piano qui fut sélectionné, au grand désespoir de notre guide, car c'est souvent plus par intérêt pour l'architecture du bâtiment que pour la culture Kanak que nombres de visiteurs viennent.
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| photo prise lors de notre arrivé en hélicoptère :-)) |
