Wikipédia dit : Les corsaires guadeloupéens, un ensemble hétéroclite
Le Directoire veut prévenir toute éventuelle activité contre-révolutionnaire3. Il arme les corsaires guadeloupéens: des armateurs esclavagistes, mais aussi, parfois, d'anciens esclaves émancipés à la Guadeloupe y participent. Arrivé en 1794, Victor Hugues attisa la rébellion parmi les hommes libres de couleur à la Grenade, Sainte-Lucie et Saint-Vincent, et se saisit de plus de cinq cent navires (neutres ou ennemis).
Après la guerre d'indépendance, la Royal Navy a récupéré les gros navires de combat, les États-Unis devant se contenter des petits navires de commerce. Résultat, les navires de commerce américains sont attaqués dès octobre 1794, par les corsaires guadeloupéens qui les attendant au large de leur port d'attache. Ces navires "neutres" sont déclarés par les français de "bonne prise" dès lors qu'ils transportent des marchandises en provenance ou destinées à l'ennemi anglais.
Le 24 décembre 1796, Victor Hugues, gouverneur de la Guadeloupe prend un arrêté autorisant les corsaires guadeloupéens à attaquer les navires américains, car certains, moyennant finances, permettaient aux Britanniques d'utiliser le pavillon américain pour aborder les îles françaises.

Sans établir une litanie, le plus célèbre des pirates est incontestablement Edward Drummond (1680-1718), connu sous le nom de Barbe Noir. Son pavillon — petit diable blanc qui tient une lance et un sablier — apparait dans les Caraïbes au début du XVIIIe siècle. En 1717, Barbe Noir aborde la « Concorde » une frégate française de 300 tonnes armée de 40 canons et la rebaptise « Queen Anne's Revenge » ; sa plus belle prise. Toutefois, la tête du capitaine ornera le mât du navire anglais « Pearl » à la suite de la bataille de l’îlot d’Ocracoke (novembre 1718). Malgré de nombreuses recherches, à ce jour l’épave du « Revenge » n'a jamais été officiellement retrouvée… tout comme son trésor. L'île aux Forbans située au cœur de Sainte-Marie reste considérée comme un véritable repère ; de nombreux pirates y auraient séjourné. En conséquence, certains bateaux reposent actuellement au fond de la baie des Forbans. Des archéologues américains ont par exemple retrouvé, dans le lagon Sainte Marie, « l’Adventure Galley » ; le navire sabordé par le corsaire anglais William Kidd (1647-1701). La légende rejoint le roman de Louis Stevenson (1850-1894), car le trésor du Capitaine Kidd demeure introuvable.